Auteur/autrice : Fondation abritée Après-Tout

De nouveaux outils de communication

De nouveaux outils de communication

En ce printemps 2024, la Fondation Après-Tout est heureuse de mettre à la disposition de toutes et tous de nouvelles plaquettes d’information que vous pouvez télécharger :

+ Une plaquette d’information sur la Fondation [pour télécharger, je clique sur ce bloc]

Une plaquette destinée aux professionnels travaillant dans le sanitaire ou le social et désireux d’être soutenu sur un projet [pour télécharger, je clique sur ce bloc]

Une plaquette destinée aux professionnels travaillant dans le judiciaire ou le pénitentiaire et désireux d’être soutenu sur un projet [pour télécharger, je clique sur ce bloc]

Une plaquette sur le mécénat [pour télécharger, je clique sur ce bloc]

Une plaquette sur les legs, donation et assurance-vie [pour télécharger, je clique sur ce bloc]

Bonne découverte !

Si vous désirez en recevoir un exemplaire imprimé, envoyez-nous un mail à [email protected] en précisant le titre du document souhaité !

À quoi bon des poètes dans les lieux d’enfermement ?

À quoi bon des poètes dans les lieux d’enfermement ?

La Fondation Après-Tout soutient en juin 2024

une Journée interprofessionnelle « Art, culture, enfermements » à Dieulefit (Drôme).

Concertina organise, jeudi 27 juin 2024 à Dieulefit (Drôme), une journée interprofessionnelle à destination des artistes et des acteurs des institutions qui les sollicitent habituellement.

De nombreux projets culturels se développent dans des lieux d’enfermement, (prisons, hôpitaux psychiatriques, centres éducatifs fermés…).Ces initiatives invitent des personnes privées de liberté à un partage, une expérience, un projet, une aventure et à des questionnements par la rencontre d’artistes, d’œuvres ou de cultures. Une pensée des droits culturels s’impose, depuis près d’une dizaine d’années, aux projets et à leur mise en œuvre. 

Quelle place pour l’audace, le risque ou l’intime ? Où se joue la présence artistique ?
Sur qui agir ? Les personnes ? Les cadres ? Les contextes ? 

Cette journée s’adresse aux professionnels ayant déjà l’expérience de projets avec des personnes privées de liberté ou dont la liberté est réduite.

Programme et inscription  

Nombre de places limité. Inscription à la journée. Déjeuner partagé inclus dans le programme .

Partenaires : Ministère de la Culture, Direction de l’administration pénitentiaire, Direction interrégionale des services pénitentiaires Auvergne-Rhône-Alpes , Direction interrégionale de la protection judiciaire de la jeunesse Centre-Est, Direction régionale des affaires culturelles Auvergne Rhône-Alpes, Commune de Dieulefit , InterSTICES, Fondation Après-tout

Contact : Christine Bolze / [email protected]

Intéressante journée de rencontres « prison-justice »

Intéressante journée de rencontres « prison-justice »

Soutenu par la Fondation Après-Tout, l’Observatoire International des Prisons organisait le 16 mars 2024 à Lyon un temps de rencontre autour de quatre ateliers thématiques et d’une table-ronde sur « Les impacts des faits-divers et de l’actualité sur les politiques pénales et les magistrats ».

Les participants nombreux purent ainsi réfléchir à « pourquoi faut-il autoriser internet en prison ? », avoir un premier bilan des dernières réformes de la justice et répondre à la question de la paternité en prison et du comment maintenir les liens entre le père en détention et son enfant.

En effet plus de quatre personnes détenues sur dix sont des pères de famille, comme l’explique le dossier « « Ils grandissent loin de moi » : être père en prison » du n°121 – décembre 2023 de la revue DEDANS DEHORS. L’Administration pénitentiaire a ainsi édité un guide pour l’accueil des familles et en particuliers pour la prise en charge des enfants

 

Avec Thibault Ducloux, sociologue, auteur de l’ouvrage : Illuminations carcérales : comment la vie en prison produit du religieux (Labor et Fides, 2023, 288 pages, 22 euros), les participants purent découvrir des itinéraires de vie singulier. En effet, dans les années 2010, l’auteur a accompagné minutieusement un corpus de personnes détenues dans la maison d’arrêt de Lyon-Corbas, non religieux, et de tous les âges et profils. Il en a tiré une thèse soutenue à l’EHESS en 2018.

Pendant cet atelier, Thibault Ducloux a mis en évidence les processus affectant les individus et les mécanismes communs amenant certains à « trouver Dieu », et conduisant d’autres à la folie ou au suicide. Il en ressortait une fresque humaine où les affects et les comportements religieux s’imposent en symptômes d’une institution contemporaine qui confronte ses « usagers » à leur propre mort sociale.

Dans une longue interview au Monde des religions parue le 19 novembre 2023, le sociologue montre que « l’illumination » intervient comme une réponse à l’effondrement intérieur provoqué par la déculturation carcérale. Ainsi le religieux se manifeste quand les détenus sont au plus mal, ajoutant à leur désarroi des peurs de nature religieuse. Mais dans le monde très évolutif de la prison, la religion peut ensuite être abandonnée lorsqu’elle ne constitue plus la ressource adéquate pour faire face l’aujourd’hui. 

Ce fut donc au cours de cet après-midi de mars une rencontre intéressante, donnant envie d’en savoir plus en lisant l’ouvrage paru récemment.

Christian Montfalcon (1928-2023)

Christian Montfalcon (1928-2023)

Le vendredi 8 décembre 2023 après-midi, notre ami Christian Montfalcon est décédé. Coïncidence heureuse, il est parti le jour de la Fête des lumières, une date chère à tous les Lyonnais, mais qui faisait aussi intimement sens pour lui.

Né à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or (Rhône) en 1928, Christian Montfalcon était prêtre et fut à ce titre l’un des initiateurs d’une présence active des chrétiens dans le monde de la santé.

C’est à son initiative que fut créée, en 2008, avec quatre femmes et hommes de la région lyonnaise, la Fondation Après-Tout, qu’il voulut dès l’origine exclusivement laïque et constituée autour de femmes et de hommes de toutes convictions. Tous les membres fondateurs d’Après-Tout exerçaient leurs activités dans les milieux de la santé ou du pénitentiaire et ils avaient unanimement conscience du nécessaire accompagnement des professionnels au service de l’humain, ceux à qui la Nation a délégué le soin de prendre en charge les plus vulnérables d’entre nous.

Homme de grande culture, écrivain spirituel hors pair, chantre de la laïcité et d’une foi incarnée, Christian Montfalcon était aussi un homme du terroir, heureux d’aller chasser en Dombes avec ses amis. Jusqu’aux derniers jours, il se préoccupa de la vie et de l’avenir de la Fondation Après-Tout.

Ses funérailles ont eu lieu le samedi 16 décembre 2023 à 10h en l’église de son baptême, à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or (Rhône).

La Fondation Après-Tout réfléchit à l’hommage prochain qu’elle rendra à Christian Montfalcon à qui elle doit tant.

Une infirmière reçoit un prix de mémoire de la Fondation Après-Tout

Une infirmière reçoit un prix de mémoire de la Fondation Après-Tout

Audrey Catalan est infirmière en réanimation polyvalente et soins continus au Groupement hospitalier des Portes de Valence. Elle a reçu le prix de mémoire 2023 de la Fondation Après-Tout pour un travail intitulé : « Le sentiment de responsabilité dans le processus délibératif de limitation ou d’arrêt de(s) thérapeutique(s) chez les infirmier.e.s de réanimation ».

Ce mémoire a été rédigé dans le cadre du Diplôme Inter-Universitaire « Ethique en Santé » Université Lyon 1. L’auteure nous en présente la dynamique.

« Les spécificités de la réanimation et l’interdiction formelle qu’ont les soignants de verser dans l’obstination thérapeutique déraisonnable les conduisent régulièrement à s’interroger sur la légitimité de mettre en œuvre ou de poursuivre certains traitements. En effet, il est parfois nécessaire dans un mouvement d’humanité de savoir ne pas faire ou de suspendre son action.

 La responsabilité juridique d’une décision de Limitation ou d’Arrêt de(s) Traitement(s) (LAT) reste médicale mais la réflexion qui la précède doit être menée au cours d’une « procédure collégiale », selon le cadre défini par la loi et les recommandations des sociétés savantes. S’il semble y avoir une réelle volonté de donner une place à l’infirmier dans ce processus, celle-ci reste encore floue.

Parallèlement à cela, nos observations sur le terrain montrent que, malgré les questionnements nombreux sur le bien-fondé des prises en charge et le besoin de leur donner du sens, le temps d’échange que constitue la réunion de procédure collégiale est assez peu investi par les paramédicaux qui semblent avoir du mal à s’y exprimer. Ce constat nous a amené à questionner la place de l’infirmier et son sentiment de responsabilité au sein de ce processus délibératif de limitation ou d’arrêt de(s) thérapeutique(s).

En effet, si être associé à l’application de la prescription de LAT engage indéniablement la responsabilité de l’infirmier, qu’en est-il alors de la délibération qui précède cette prise de décision ? Comment la responsabilité de l’infirmier, à qui la loi ne confère pas de pouvoir décisionnel, est-elle envisagée dans le processus délibératif de limitation ou d’arrêt de(s) traitement(s) en réanimation, et comment cette perception impacte-elle sa participation ?

Ce travail nous a permis de mettre en évidence que le sentiment de responsabilité des professionnels paramédicaux était assez peu lié au pouvoir de décider, mais qu’il était fortement conditionné par le fait d’être entendu, d’avoir une place et une utilité dans la réflexion précédant la prise de décision.

Or, si tous les participants à la réunion collégiale s’accordent sur la réelle plus-value du regard paramédical, sur sa connaissance du patient, de son quotidien, de son vécu des soins et de ses souffrances, cela ne semble pas suffisant à conférer un sentiment de légitimité aux paramédicaux qui discréditent (ou pensent discrédités) leurs arguments au profit d’une argumentation plus scientifique… et donc médicale.

De plus, les infirmiers disent ne pas toujours se sentir entendus et jugent leur parole peu influente, ce qui constitue un frein à leur participation.

Repréciser le rôle et les attentes que l’on a de chacun au sein de ce processus délibératif de LAT permettrait donc sans doute à chaque registre d’arguments de pouvoir co-exister, voire de s’enrichir mutuellement.

Partant d’un questionnement initial sur le sentiment de responsabilité des infirmiers en lien avec les prises de décisions de LAT, ce travail se propose de réfléchir, de façon plus large, aux enjeux de la présence paramédicale au sein de la procédure collégiale ; ainsi qu’à une meilleure définition du rôle et de la place que les paramédicaux doivent y tenir. En effet, si le rôle infirmier est bien pensé dans le cadre de la production d’actes, il l’est beaucoup moins dans le cadre réflexif.

Enfin et surtout, ce travail met en évidence la nécessité d’intégrer les paramédicaux à chaque étape de la réflexion éthique, et à ne pas penser leur place uniquement dans les limites de la réunion de procédure collégiale ».

Une orthophoniste reçoit un prix de mémoire de la Fondation Après-Tout

Une orthophoniste reçoit un prix de mémoire de la Fondation Après-Tout

Juliette Petit est orthophoniste aux Hospices Civils de Lyon. Elle a reçu le prix de mémoire 2023 de la Fondation Après-Tout pour un travail intitulé : « Entre principe de bienfaisance et nécessité de protection du patient dysphagique : enjeux éthiques de l’utilisation des textures modifiées ».

Ce mémoire a été rédigé dans le cadre du Diplôme inter-universitaire « Ethique en Santé » Université Lyon 1. L’auteure nous en présente la dynamique.

« Le mémoire que j’ai réalisé se propose de développer les enjeux éthiques de l’utilisation des textures modifiées. La réflexion s’appuie sur un cas clinique illustratif et nous nous référons à des données de la littérature et du juridique.

Si la littérature reconnaît l’efficacité des textures modifiées contre les fausses routes obstructives et dans des situations médicales aigües, il n’y a aucune preuve de leur pertinence contre les pneumopathies d’inhalation. Les liquides épaissis peuvent favoriser la prolifération bactérienne et la déshydratation, les solides modifiés une dénutrition. L’impact de ces textures sur le bien-être est important. Ces connaissances peuvent nous permettre d’informer le patient plus clairement sur l’efficacité des textures modifiées, selon sa situation. Légalement, la volonté du patient doit être respectée s’il a été informé des retombées potentielles. En prenant des décisions uniquement sur l’argument de la sécurité, nous imposons un régime au patient et nous nions son autonomie décisionnelle.

Si réduire le niveau de risque est possible, chercher à supprimer totalement le danger ne l’est pas. Accepter la présence d’un danger et l’incertitude de la survenue de complications peut nous ouvrir à l’écoute du patient. 

Créer cet espace, c’est s’engager à entendre pleinement la demande du patient, à le reconnaître dans sa subjectivité. C’est aussi chercher à valoriser le plaisir et le sens de l’acte de boire et manger, en tant que geste intime, relationnel et culturel.

La relation thérapeutique peut alors se tourner vers l’élaboration d’adaptations souples, que le patient peut réellement mettre en place dans son quotidien selon les possibilités pratiques de son mode de vie. Le temps d’information permet la construction d’une décision partagée et d’une relation de soin plus sereine.

La formation des aidants naturels et professionnels à la conduite à tenir en cas de fausse route est primordiale. L’utilisation de textures modifiées intermédiaires (petits morceaux tendres au lieu du mixé, par exemple) est une piste d’évolution des pratiques vers plus de souplesse et de plaisir, notamment en institution. 

Un défi pour les mondes judiciaire et pénitentiaire : la surpopulation carcérale atteint un niveau sans précédent en France en novembre 2023

Un défi pour les mondes judiciaire et pénitentiaire : la surpopulation carcérale atteint un niveau sans précédent en France en novembre 2023

Avec 75.130 personnes incarcérées au 1er novembre 2023, la surpopulation des prisons française a atteint un niveau sans précédent, selon les données publiées par le ministère de la justice sur son site Internet : Statistique des établissements et des personnes écrouées en France.

Il s’agit du nombre le plus élevé jamais enregistré, selon les statistiques de l’administration pénitentiaire. A la même date, les capacités des prisons françaises étaient de 60.975 détenus. La densité carcérale globale s’établit à 123,2 %, soit 3,2 % de plus qu’il y a un an.

Dans les maisons d’arrêt, où sont incarcérés les détenus en attente de jugement, donc présumés innocents, et ceux condamnés à de courtes peines, le taux d’occupation est de 147,6 %. Il atteint ou dépasse même les 200 % dans dix établissements.

En raison de cette surpopulation, 2.668 détenus sont contraints de dormir sur un matelas posé à même le sol. Ils étaient 2.225 dans ce cas il y a un an.

Au total, 90.817 personnes étaient placées sous écrou au 1er novembre 2023. Parmi elles, on compte 15.687 personnes non détenues faisant l’objet d’un placement sous surveillance électronique ou d’un placement à l’extérieur.

Le nombre de femmes écrouées (2.499), qui représentent 3,7 % de la population carcérale, et de mineurs (720, soit 0,9 %) reste quasi stable.

Tout au long de 2024, la Fondation Après-Tout va rélféchir à de nouveaux partenariats et à de nouvelles actions de soutien auprès des professionnels désireux de « prendre soin » de la justice, de la réinsertion sociale et des personnes impliquées dans les secteurs sanitaire, éducatif et culturel, pour favoriser un mieux-être de nos contemporains.

En 2023, la Fondation fut présente à…

En 2023, la Fondation fut présente à…

Tout au long de ce premier semestre 2023, la Fondation s’est impliquée dans plusieurs événements de la région Auvergne-Rhône-Alpes…

3 avril : Signature de la Nouvelle Charte des 1000

Toute entreprise signataire de la « Charte des 1000 » est accompagnée dans la réalisation des actions par un Chargé de Liaison Entreprises Emploi (CLEE) qui a pour mission de :

• Promouvoir l’offre de services des acteurs de l’emploi et de l’insertion auprès des entreprises

• Apporter de la lisibilité aux entreprises sur les sujets insertion et emploi • Proposer un service d’aide au recrutement aux entreprises du territoire ayant des besoins accessibles aux publics en insertion

 • Mobiliser les entreprises pour la construction de parcours d’insertion complets et innovants. Les parcours pourront faire appel aux différentes formes de partenariat envisageables avec les entreprises (information sur les métiers, visites, stages, mises en situation professionnelle, missions, préparation au poste, lien avec la formation professionnelle, …)

• Mobiliser le réseau des acteurs de l’insertion et de l’emploi sur les actions proposées, en lien avec le Coordinateur Emploi Insertion (CEI)

• Animer la dynamique territoriale des entreprises en lien avec les Développeurs Économiques de la Métropole de Lyon.

25 mai : Village des métiers du « prendre soin » 

La Maison métropolitaine de l’insertion et de l’emploi (MMIE,) le CIBC Rhône (prestataire dans le champ des parcours professionnels et des bilans de compétences) , Transitions Pro Auvergne Rhône-Alpes (association dont les missions sont attribuées par l’Etat) ainsi que leurs partenaires ont organisé, le 25 mai 2023 à l’Hôtel de Ville de Lyon, la deuxième édition du « Salon de l’évolution et de la transition« .

Cet événement avait pour objectif de faire découvrir les métiers porteurs et d’aider à mieux comprendre tous les dispositifs d’évolution professionnelle disponibles sur le territoire. 

Ont participé à ce salon les grands acteurs de l’accompagnement et de l’orientation professionnelle : organismes de formations, conseillers en évolution professionnelle, consultants bilan de compétences, conseillers création, financeurs publics et privés, etc.

Plusieurs cycles de conférences et des ateliers de développement personnel ont été organisés sur la journée.

La Fondation Après-Tout, comme suite à sa signature de la Charte des 1000,  a participé à ce Salon au sein d’un  Village du Prendre Soin aux côtés d’autres acteurs professionnels du secteur médico-social, de la dépendance et de l’aide à domicile : ADAPEI 69, Compagnie de Louis, Clinique du Parc, IF2M, EHPAD La Rotonde, Main tenir, etc.

Le Village du prendre soin a accueilli un table ronde sur le thème : « Mythes et réalités des métiers du prendre soin » ainsi que le témoignage de trois personnes ayant changé de vie en intégrant cette filière professionnelle.

29 juin – 2 juillet : Concertina

La Fondation Après-Tout a participé à la 3ème édition des Rencontres estivales Concertina d’une durée de trois jours autour des enfermements (prison, rétention administrative, garde-à-vue, hospitalisation psychiatrique sous contrainte…) sur le thème Silences ! 

Ces Rencontres estivales d’une durée de trois jours autour des enfermements (prison, rétention administrative, garde-à-vue, hospitalisation psychiatrique sous contrainte…) sont faites de conférences, projections de films, plateaux radio en direct, installations plastique et photographique, concerts, conférences gesticulées, spectacles de rue, création graphique, ateliers, déambulations guidées, blog, cantina et bal populaire.
Hommes, femmes, citoyens, militants, avocats, historiens, anthropologues, sociologues, géographes, architectes, proches de prisonniers, statisticiens, travailleurs sociaux, magistrats, philosophes, graphistes, anciens détenus, documentaristes, aumônier, médecins, réalisateurs, psychologues, photographes, metteurs en scène, journalistes, élus, enseignants, écrivains, chercheurs, artistes, et bien d’autres, se retrouvent dans un cadre convivial.

C’est un rendez-vous annuel pluridisciplinaire dans un espace joyeux où se retrouvent toutes ces personnes désireuses de partager avec les habitants d’un territoire, ce qui les mobilise à Saint-Julien-Molin-Molette, à Paris, à Dieulefit, à Bourdeaux, à Lyon, à Grignan, à Bruxelles, à Genève, à Rome et ailleurs…

De l’édition 2023 à l’édition 2024…

De l’édition 2023 à l’édition 2024…

La Fondation Après-Tout a participé à la 3ème édition des Rencontres estivales d’une durée de trois jours autour des enfermements (prison, rétention administrative, garde-à-vue, hospitalisation psychiatrique sous contrainte…) sur le thème Silences ! 

Elle vous donne rendez-vous à la 4ème édition qui se tiendra les vendredi 28, samedi 29 et dimanche 30 juin 2024 à Dieulefit sur le thème :

car toutes les marges racontent une histoire. Sentiment ici exaltant de sortir du troupeau, là douloureux d’être laissé pour compte. Désirs contraires d’être dedans et dehors, pareil et différent… 
C’est ce beau terme de Marges que Concertina se proposera d’explorer pour son édition 2024. Vous êtes invité·es sans attendre, du 1er septembre au 30 novembre 2023, à soumettre toute proposition d’événement, académique ou artistique, à [email protected].

Sachez que l’édition 2023 a été marquée d’une résence cumulée de plus de 3.300 personnes sur l’ensemble des événements proposés, soit près de 850 participants sur les trois jours. Plus de 90 intervenants, plus de 45 foyers du territoire pour les accueillir, plus de 60 bénévoles. 

Pour toutes informations : Concertina Rencontres – Rencontres estivales autour des enfermements (concertina-rencontres.fr)

Les neufs unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA) de France.

Les neufs unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA) de France.

Par lettre de mission du 5 avril 2018, la garde des sceaux, ministre de la justice et la ministre des solidarités et de la santé ont confié à la cheffe de l’inspection générale des affaires sociales et au chef de l’inspection générale de la justice une mission conjointe relative à l’évaluation de la première tranche des UHSA en vue de l’installation d’une seconde tranche.

Les unités hospitalières spécialement aménagées (UHSA), créées par la loi d’orientation et de programmation pour la justice (LOPJ) du 9 septembre 2002, sont des unités de soins qui accueillent des personnes détenues des deux sexes, mineures et majeures souffrant de troubles psychiatriques et nécessitant une hospitalisation avec ou sans leur consentement. Elles sont toutes implantées dans des établissements publics de santé mentale et enserrées par une enceinte pénitentiaire.

Elles sont réparties sur l’ensemble du territoire français :

+ Bordeaux

+ Lille

+ Lyon

+ Marseille

+ Nancy

+ Orléans

+ Rennes

+ Toulouse

+ Villejuif

La mission a visité l’ensemble des UHSA en activité et a conduit des entretiens tant avec les équipes soignantes et pénitentiaires qui travaillent au quotidien dans ces structures, avec des patients détenus hospitalisés dans ces unités comme avec les acteurs de leurs environnements institutionnels. Outre les variations des profils cliniques la mission a relevé la grande hétérogénéité d’organisation et de fonctionnement des unités liée tant aux projets médicaux qu’aux particularités locales. L’absence de pilotage territorial et national, conduit à exclure les patients des UHSA des parcours de soins ou induit des admissions inappropriées. Alors qu’elles étaient très attendues, les prises en charge des urgences constituent plus l’exception que la règle.

À l’issue de ces investigations, 18 recommandations ont été formulées par la mission conjointe. Avec au cœur, la nécessité de mener un exercice de planification des futures UHSA dans une double perspective d’amélioration du parcours de soins du patient-détenu et d’inscription dans une offre graduelle de soins psychiatriques de droit commun. Cette approche devrait s’accompagner d’un engagement dans une démarche de certification des UHSA par la Haute autorité de santé (HAS). Cette démarche pourrait partir d’une confrontation des pratiques professionnelles et d’une réflexion sur leur possible harmonisation dans le cadre d’une conférence de consensus réunissant les acteurs concernés, sanitaires, judiciaires et pénitentiaires.

Lire le rapport

Lire les annexes

Lire la note de Vincent Feroldi rédigée en 2020

Faire un don

Pour soutenir la mission de la Fondation, chaque don est essentiel

Déposer un dossier

Professionnels au service de l’humain, déposez votre demande d'aide

Fondation de France

La Fondation Après-Tout est placée sous l'égide de la Fondation de France