Auteur/autrice : Fondation abritée Après-Tout

Festival des cannes 2027 en EHPAD : une co-construction

Le 12 mars 2026, à Saint-Chamond (Loire), s’est tenu un temps de travail entre professionels de santé et en gérontologie et l’équipe organisatrice du Festival des cannes.

Dans la perpective de la 4ème édition de ce Festival qui se tiendra en juin 2027, avaient été invités les personnels des EHPAD à qui ont été envoyés des appels à projet dans le cadre de l’édition 2027 dont le thème est : « Les chefs d’oeuvre du cinéma revisités ». Sont venus des personnels de la Haute Loire, de la Loire et du Rhône.

Comme il s’agit d’un projet cinématographique, place aux images pour refléter la richesse de la table-ronde :

Photos : Copyright Vincent Feroldi

Pour en savoir plus, rendez-vous sur :

La chaine Youtube du Festival

Le site du Festival

Miroir Miroir

Quand danseurs, soignants et résidents d’EHPAD travaillent ensemble…

Le 11 mars dernier a été représenté à Lyon en la chapelle de la Trinité la chorégraphie Miroir Miroir dont la première avait eu lieu en septembre 2025.

Né il y a trois ans, à l’occasion des quarante ans du Groupe ACPPA (Accueil et confort pour personnes âgées) dont le siège social est à Francheville (Rhône), le spectacle Miroir Miroir est le fruit de connexions et de sensibilités partagées entre professionnels du médico-social, acteurs institutionnels et artistes engagés.

La culture s’est en effet imposée comme un vecteur d’expression et de lien social dans les EHPAD. Les ateliers de danse menés depuis de nombreuses années par Momentum et Colégram ont trouvé à travers ce spectacle une occasion de sublimation et d’interpellation.

Cette aventure chorégraphique intergénérationnelle a incarné une vision renouvelée du lien à tisser entre les générations et les personnes et témoigne de la richesse qui naît de cette rencontre rendue possible par le prisme de l’art entre des résidents d’EHPAD du Groupe ACPPA et du Centre communal d’action sociale (CCAS) de la Ville de Lyon, et des artistes, entre des personnes âgées et des jeunes. Elle a bénéficié du soutien de la Fondation Générations Solidaires.

Elle a rassemblé des résidents des EHPADS suivants : Les Amandines, La Colline de la soie, La Rochette et Marius Bertrand.

Pour découvrir ce spectacle qui a rencontré un grand succès et qui sera présenté à Paris en septembre 2026, découvrons-le à travers un article de presse et une série de sujets-vidéos :

Miroir Miroir : une deuxième représentation qui confirme la force d’un projet intergénérationnel

Lire l’article en cliquant

Donner voix. Donner place. Donner vie

Acte I – Le souffle d’un commencement

Acte II – L’Elixir du Projet

Acte III – Un élan commun

Acte IV – Miroir des possibles

Acte V – Portraits de résidentes

Pour en savoir plus : https://www.miroir-miroir-acppa.fr

Photos : Copyright Vincent Feroldi

Etre aidant

Le métier d’aidant est fait d’attentions à l’autre et d’échanges partagés. A l’occasion des funérailles de Roselyne, le 2 février 2026, Sandrine, aidante, lui a adressé cette lettre…

Roselyne,

J’ai eu la chance de vous connaître et de partager une partie de votre quotidien pendant trois ans. J’ai été votre aidante (mais il y en a eu d’autres aussi !).

Le rôle d’aidant est un rôle dans lequel on donne son temps, sa patience, son énergie. C’est un véritable engagement et on apprend à vivre dans l’intimité de quelqu’un.

Peu à peu, une relation forte et de confiance s’est installée entre nous. Très vite, je me suis rendu compte que je recevais tout autant que ce que je vous donnais.

Chaque aidant peut construire une relation magnifique avec la personne dont il prend soin. Dans tous les domaines, chaque fois que nous avons la possibilité d’aider, c’est un aller-retour dans la bienveillance et dans le don.

Roselyne, vous m’avez beaucoup apportée. Vous étiez curieuse, à l’affût. Vous faisiez des recherches sur votre ordinateur. Vous aimiez les belles choses. Vous vous intéressiez aux autres tout le temps. Vous jouiez au bridge et restiez ouverte sur le monde, toujours souriante. A chaque fois que je venais vous voir, vous me disiez : « Oh, ma chère petite amie ! ».

Quel exemple de le personne que j’aimerais être plus tard !

Merci, Roselyne, pour la relation aidée/aidante que nous avons construite durant ces années. Merci pour nos sourires, nos rires et nos échanges !

Maintenant que vous êtes arrivée là-haut, nous allons garder cette relation, s’il vous plait, mais en inversant les rôles. C’est vous qui serez mon aidante, notre aidante.

Je vous aime.

Sandrine

EHPAD ET FESTIVAL DES CANNES 2027

Jeudi 5 Février 2026 a été lancé à Saint-Chamond (Loire) la 4ème édition du Festival des cannes réservé aux EHPAD de la Haute-Loire, de la Loire et du Rhône.

Le premier festival a eu lieu en 2019 et a révélé un réel intérêt des résidents des EHPAD à se mettre en avant, une volonté des personnels à s’investir dans un projet collectif et une grande fierté des familles à encourager leurs proches et à les découvrir sur grand écran. Le thème était : Lieux d’hébergement, lieux de vie… Deux autres éditions ont eu lieu en 2022 (Vieillesse) et en 2024 Rencontre[s]. La 4ème édition a pour thème : « Les chefs d’oeuvre du cinéma révisités ».

Ce thème a probablement été inspiré par l’un des films primés de 2024 et réalisé à Chazelle sur Lyon – EHPAD – Au chapeau des jours heureux que vous pouvez découvrir en cliquant ici.

Un film de présentation de ce Festival des cannes a été réalisé par la Fondation GENERATIONS SOLIDAIRES que vous pouvez découvrir en cliquant ici.

Un appel à canditature est lancé à tous les EHPAD de la Loire, à dix-sept EHPAD du Rhône (sud) et à une douzaine d’EHPAD de la Haute Loire. Ils doivent proposer un scénario.

Après examen, dix EHPAD seront retenus (dont un de la Haute Loire et un du Rhône). Résidents, familles et personnels se mobiliseront au film des mois pour écrire le scénario du film proposé avant que débarque pour une semaine de tournage à l’EHPAD une équipe de professionnel du cinéma.

L’année 2026 va permettre la mise en place du projet avec quelques rendez-vous importants :

12 Mars : Soirée ciné-débat pour les professionnels de santé des EHPAD
● 15 Avril : Retour des scénarios
● 22 Avril : Sélection des dix projets
● 27 Avril : Réunion de lancement avec les animateurs des EHPAD retenus
● Mai-Juillet : Écriture des scénarios avec ateliers-théâtre
● Automne 2026-Hiver 2027 : Tournages

Juin 2027 : Remise des prix du 4ème Festival des Cannes

Pour en savoir plus, rendez-vous sur :

la chaine Youtube du Festival

le site du Festival

29 mai 2026 : une date à retenir

Dans le cadre des Etats Généraux de la bioéthique 2026, la Fondation Après-Tout organise un grand colloque en partenariat avec l’Espace de Réflexion Ethique Auvergne – Rhône-Alpes (EREARA), le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT), le Centre de formation OCELLIA santé-social.

Faire ensemble et bien-être au travail

Un enjeu éthique et organisationnel pour les métiers du prendre soin et de l’accompagnement social

Pourquoi une telle surpopulation carcérale française en cette fin d’année 2025

Au 1ᵉʳ novembre 2025, la densité carcérale globale était de 136,2 %. Elle dépassait 200 % dans vingt-quatre établissements et 150 % dans soixante-dix autres. En un an, les prisons françaises comptent 5 243 détenus de plus. 6.515 détenus dormaient sur des matelas posés au sol.

Les prisons françaises comptaient 85.373 détenus pour seulement 62.668 places opérationnelles. 103.035 personnes sont sous écrou dont 17.662 non détenues. La surpopulation carcérale est un mal endémique français. Mais il ne cesse de grandir sous la pression de l’opinion publique et d’une politique sécuritaire partagée par la plupart des partis politiques. L’incarcération n’est vue que sous l’angle de la punition et oublie de plus en plus que le temps de la détention doit être aussi un temps de préparation à la réinsertion dans la société.

Parmi les personnes incarcérées, 22.548 sont des prévenus, en détention, dans l’attente de leur jugement définitif.

Parmi les 17.662 personnes non détenues, 16.789 font l’objet d’un placement sous bracelet électronique et 873 bénéficient d’un placement extérieur.

Il y a en France 2.979 femmes détenues (pour 3.693 femmes écrouées) et 799 mineurs détenus (sur 887 mineurs écroués) au 1er novembre 2025. Le taux d’occupation des places mineurs est de 71,3 %.

La Direction interrégionale des services pénitentiaires de Lyon a 10.323 personnes écrouées dont 8.299 détenus pour 6.049 places opérationnelles et présente une densité carcérale de 137,2 % .

Statistique des établissements et des personnes écrouées au 1er novembre 2025 (cliquez)

Tableau des indicateurs-clés au 1er novembre 2025 (cliquez)

Prix de mémoire 2025 en « Culture et santé »

Le 24 novembre 2025, le Comité exécutif de la Fondation Après-Tout a accordé à l’unanimité à Madame Lama Basbous le prix de mémoire du Master 2 « Culture et santé – Université Jean Moulin Lyon 3 » portant sur « Ce que manger peut dire – Pratiques, subjectivités et libertés en santé publique ».

Le docteur Lama Basbous est formatrice et consultante « alimentation et santé environnement » depuis 2023. Elle est également directrice générale et fondatrice de RIPAÏ (Réseau Inter Partenarial pour des Alimentations Intelligentes). Depuis 2004, elle est coresponsable du RIS (Réseaux d’Idées sur la Santé) dont le but est de proposer, dans une approche interdisciplinaire en sciences humaines et sociales, un espace de présentation de travaux de recherche, d’échanges et de réflexions pour les jeunes chercheurs et chercheuses des Universités de Lyon et au-delà.

Dans son mémoire, Lama Basbous s’appuie sur les échanges qu’elle a eus avec des patients et des professionnels de santé à l’hôpital Edouard Herriot à Lyon et a constaté que la « liberté » de faire des choix alimentaires est parfois vécue comme une contrainte.

Elle écrit : « Les recommandations de santé publique suscitent des réactions parfois négatives et des débats éthiques autour d’une possible et inquiétante limitation du choix, de la liberté, ou de l’autonomie des sujets. Cette tension est particulièrement visible dans les politiques et les dispositifs visant à influencer les comportements alimentaires à des fins de prévention ou de promotion de la santé, tout en cherchant à préserver l’idée tentante que l’individu doit rester maître de lui-même. Mais en quel(s) sens peut-on parler de liberté alimentaire ? »

D’où ce questionnement sur les arbitrages entre libertés individuelles et santé de la population : sont-ils au cœur des préoccupations éthiques ? Ainsi, la question de l’autonomie renvoie à la possibilité du sujet d’agir rationnellement en accord avec ses désirs. Mais pour qu’un choix soit véritablement autonome, il doit être suffisamment éclairé. Les débats sur l’étiquetage nutritionnel se situent souvent dans ce cadre.
L’action de manger interroge les approches éthiques centrées sur la liberté de choix en santé publique. L’alimentation inscrit dans un tissu de relations et un maillage territorial. Il y a un refus de l’anthropocentrisme.

Voilà pourquoi trois points principaux sont à retenir pour Lama Basbous :

  • Questionner nos schémas de pensée à partir de l’alimentation pour dépasser le dualisme corps/esprit.
  • Si le corps et l’esprit ne sont pas séparés, la connaissance ne se fait pas à distance.
  • Repenser la place de l’humain dans le réseau des vivants.

Ce mémoire plaide au fond pour une véritable interdisciplinarité à un moment où même la philosophie tend à se fragmenter (épistémologie, métaphysique, philosophie morale, éthique), alors que tout est profondément intriqué.

Prix de mémoire 2025 en « Médecine et philosophie »

Le 24 novembre 2025, le Comité exécutif de la Fondation Après-Tout a accordé à l’unanimité à Madame Amélie Weyland le prix de mémoire du Diplôme universitaire « Médecine et philosophie – Université Jean Moulin Lyon 3 » portant sur « De l’apport du concept d’injustice épistémique herméneutique à la relation médecin-patient en médecine gériatrique ».

Amélie Weyland est interne en 3ème année de gériatrie. Elle espère faire de cette discipline le choix de sa spécialité ultérieurement.

Elle présente pour les internautes sa recherche :

« Mon internat de gériatrie m’a amenée à me questionner sur les représentations sociales et médicales que nous nous faisons des patients très âgés que nous prenons en charge.

Sensible à des manifestations d’âgisme à l’hôpital comme en-dehors, je m’interroge sur les répercussions sociales et médicales de ce phénomène chez mes patients. En particulier, je constate que les défis engendrés par les pertes fonctionnelles et parfois l’installation d’une dépendance physique ou psychique tendent à invisibiliser le vécu des patients qui se réfèrent à leurs proches ou à leurs soignants dans leurs prises de décisions. L’évaluation de la légitimité du discours des patients atteints de troubles cognitifs est un défi important d’un point de vue médical, dont la justesse est indispensable pour équilibrer protection des majeurs vulnérables et respect de l’autonomie. Cependant, ce défi d’appréciation de la légitimité du discours des patients âgés dépasse le cadre des déficits cognitifs.

J’ai donc choisi de réaliser un Diplôme universitaire de philosophie en santé pour questionner notre compréhension du vécu des patients très âgés. J’ai exploré le concept d’injustice épistémique forgé en 2007 par Miranda Fricker qui décrit les injustices liées à un manque de crédit accordé au discours d’une personne sur la base de stéréotypes liés à l’identité de la personne qui s’exprime.

Ces injustices peuvent se décliner sur deux modes, parfois associés :

  • des injustices testimoniales, où le témoignage d’une personne est mis de côté du fait des préjugés que l’on entretient à son égard,
  • et des injustices herméneutiques. Celles-ci sont plus diffuses, plus sociétales, et correspondent à un manque global de ressources langagières et conceptuelles, dans une société donnée, pour entendre et prendre en compte le vécu propre d’un groupe de personnes discriminées.

Mon travail de mémoire a consisté à traverser les grands types d’injustices épistémiques herméneutiques retrouvés dans la littérature et à confronter la situation d’âgisme que connait notre pays. J’ai cherché à montrer que l’ensemble des patients très âgés étaient à risque de subir de telles injustices et souligné quelques pistes pour que notre système de santé aille vers davantage de justice épistémique.

Ce premier travail m’a aidée à poser les bases conceptuelles de ma thèse d’exercice en médecine, qui portera sur les injustices épistémiques testimoniales envers les patients très âgés ».

Découvrez la Lettre 2025

Rendez-vous annuel pour les amis de la Fondation Après-Tout, la publication de La Lettre 2025 a été faite en octobre dernier.

Editorial du Président du Comité exécutif, présentation des finances 2024, échos du dynamisme de la Fondation tout au long de l’année 2025, vous sont proposés.

Prenez le temps de lire tous les articles dans leur intégralité en cliquant ici : La Lettre n° 13

De nouvelles procédures pour l’attribution des bourses

Lors de son Comité exécutif du 24 septembre 2024, la Fondation Après-Tout a adopté un nouvau règlement pour l’attribution des bourses de formation continue, de reconversion et de perfectionnement au bénéfice des professionnels des secteurs de la santé, du social, du judicaire et du pénitentiaire.

Ce nouveau règlement et les nouveaux formulaires de dossier à déposer sont en ligne depuis le 8 octobre 2025.

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