Mois : avril 2026

La surpopulation carcérale : un mal endémique français

Au 1ᵉʳ mars 2026, la densité carcérale globale était de 136,2 %. Elle dépassait 200 % dans vingt-quatre établissements et 150 % dans soixante-dix autres. En un an, les prisons françaises comptent 5 243 détenus de plus. 6.515 détenus dormaient sur des matelas posés au sol.

Les prisons françaises comptaient 87.126 détenus pour seulement 63.353 places opérationnelles. 106.019 personnes sont sous écrou dont 18.893 non détenues. La surpopulation carcérale est un mal endémique français. Mais il ne cesse de grandir sous la pression de l’opinion publique et d’une politique sécuritaire partagée par la plupart des partis politiques. L’incarcération n’est vue que sous l’angle de la punition et oublie de plus en plus que le temps de la détention doit être aussi un temps de préparation à la réinsertion dans la société.

Parmi les personnes incarcérées, 22.891 sont des prévenus, en détention, dans l’attente de leur jugement définitif.

Parmi les 18.893 personnes non détenues, 17.930 font l’objet d’un placement sous bracelet électronique et 963 bénéficient d’un placement extérieur.

Il y a en France 2.983 femmes détenues (pour 4.122 femmes écrouées) et 782 mineurs détenus (sur 862 mineurs écroués) au 1er mars 2026. Le taux d’occupation des places mineurs est de 70,9 %.

La Direction interrégionale des services pénitentiaires de Lyon a 10.905 personnes écrouées dont 8.487 détenus pour 6.049 places opérationnelles et présente une densité carcérale de 140,3 % .

Statistique des établissements et des personnes écrouées au 1er mars 2026 (cliquez)

Tableau des indicateurs-clés au 1er mars 2026 (cliquez)

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