Mois : avril 2026

La Journée interprofessionnelle 2026 « Art Culture Enfermement » de CONCERTINA

En amont des Rencontres estivales autour des enfermements, Concertina organise les 25 et 26 juin 2026 une Journée interprofessionnelle à destination des artistes et des personnes qui interviennent en milieux fermés (prison, hôpital psychiatrique et usages de la contrainte, rétention administrative, centre éducatif fermé).

Après avoir abordé le rôle de l’artiste en 2024, les droits culturels en 2025, l’édition 2026 de la Journée interprofessionnelle propose d’explorer les liens entre création et privation, les visées de l’acte créatif en milieux fermés, les défis professionnels que cela implique.

La Journée interprofessionnelle, conçue de manière participative, vise à faciliter les rencontres, la pluridisciplinarité, l’échange d’expériences, et mobilise des logiques d’intelligence collective. Elle est animée par Réjane Sourisseau, formatrice, accompagnatrice, associée à l’Université de Lille. À la croisée de réseaux professionnels, académiques et militants, elle s’attache à tisser savoirs expérientiels, vécus sensibles et sciences humaines.

Découvrez le programme en cliquant ici !

Nombre de places limité.

L’inscription à la journée inclut un apéritif dînatoire. Une participation de 10€ est demandée.

Mail : journeeinterpro@concertina-rencontres.fr

Le personnel de santé est en moins bonne santé que la moyenne des Français

A un mois du colloque organisé à l’initiative de la Fondation APRES-TOUT sur « Faire ensemble et bien-être au travail« , il est heureux que la Mutuelle Nationale des Hospitaliers (MNH) publie la 10ème édition de son Observatoire, une enquête CSA-MNH de référence qui vise à mieux comprendre celles et ceux qui exercent au cœur du système de santé.

Cette nouvelle vague d’enquête donne la parole à des professionnels de santé aux profils variés – médecins, infirmiers, aides‑soignants, personnels administratifs… – afin de recueillir leurs perceptions vis-à-vis de leur quotidien, qu’il s’agisse de leur santé, de leur pouvoir d’achat, de leur travail, de leur situation familiale ou encore de leurs conditions de logement.

Elle a été réalisée en ligne du 19 novembre au 8 décembre 2025 auprès d’un échantillon représentatif de 1132 professionnels de santé (selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, profession/métier et région de résidence) et d’un second échantillon représentatif de 1 009 Français âgés de 18 ans et plus, à titre comparatif.

  • La santé, nouvelle priorité des soignants : voici le TOP 3 de leurs préoccupations : santé (58%), pouvoir d’achat (53%), insécurité (24%).
  • 42% des professionnels de santé ont connu un problème de santé sur les trois derniers mois (vs. 26% des actifs en emploi).
  • 45% des professionnels de santé ressentent souvent anxiété, stress ou charge mentale excessive (vs. 16% des actifs en emploi).
  • 53% des professionnels de santé jugent leur équilibre vie professionnelle / vie personnelle satisfaisant (vs. 71% des actifs en emploi).

L’enquête rappelle que les hospitaliers enregistrent en moyenne 12,9 jours d’absence pour raison de santé par an, contre 8,8 jours dans la fonction publique d’État. « Le niveau monte à 15 jours pour les femmes, et près de 20 jours pour les agents de plus de 50 ans », ajoute-t-il.

Source : Observatoire CSA x MNH 2026

Inscription au colloque du 29 mai 2026 : cliquez ici ! dans le cadre des 9èmes Printanières de l’Ethique en Santé

La surpopulation carcérale : un mal endémique français

Au 1ᵉʳ mars 2026, la densité carcérale globale était de 136,2 %. Elle dépassait 200 % dans vingt-quatre établissements et 150 % dans soixante-dix autres. En un an, les prisons françaises comptent 5 243 détenus de plus. 6.515 détenus dormaient sur des matelas posés au sol.

Les prisons françaises comptaient 87.126 détenus pour seulement 63.353 places opérationnelles. 106.019 personnes sont sous écrou dont 18.893 non détenues. La surpopulation carcérale est un mal endémique français. Mais il ne cesse de grandir sous la pression de l’opinion publique et d’une politique sécuritaire partagée par la plupart des partis politiques. L’incarcération n’est vue que sous l’angle de la punition et oublie de plus en plus que le temps de la détention doit être aussi un temps de préparation à la réinsertion dans la société.

Parmi les personnes incarcérées, 22.891 sont des prévenus, en détention, dans l’attente de leur jugement définitif.

Parmi les 18.893 personnes non détenues, 17.930 font l’objet d’un placement sous bracelet électronique et 963 bénéficient d’un placement extérieur.

Il y a en France 2.983 femmes détenues (pour 4.122 femmes écrouées) et 782 mineurs détenus (sur 862 mineurs écroués) au 1er mars 2026. Le taux d’occupation des places mineurs est de 70,9 %.

La Direction interrégionale des services pénitentiaires de Lyon a 10.905 personnes écrouées dont 8.487 détenus pour 6.049 places opérationnelles et présente une densité carcérale de 140,3 % .

Statistique des établissements et des personnes écrouées au 1er mars 2026 (cliquez)

Tableau des indicateurs-clés au 1er mars 2026 (cliquez)

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