
Une surpopulation carcérale sans limite : un mal endémique français
Au 1ᵉʳ septembre 2026, la densité carcérale globale était de 142,1 %. Elle dépassait 200 % dans trente-deux établissements et 150 % dans soixante-quinze autres. En un an, les prisons françaises comptent 5.709 détenus de plus. 8.347 détenus dormaient sur des matelas posés au sol.
Les prisons françaises comptaient 90.020 détenus pour seulement 63.348 places opérationnelles. 107.700 personnes sont sous écrou dont 17.680 non détenues. La surpopulation carcérale est un mal endémique français. Mais il ne cesse de grandir sous la pression de l’opinion publique et d’une politique sécuritaire partagée par la plupart des partis politiques. L’incarcération n’est vue que sous l’angle de la punition et oublie de plus en plus que le temps de la détention doit être aussi un temps de préparation à la réinsertion dans la société.
Parmi les personnes incarcérées, 24.539 sont des prévenus, en détention, dans l’attente de leur jugement définitif.
Parmi les 17.680 personnes non détenues, 16.729 font l’objet d’un placement sous bracelet électronique et 951 bénéficient d’un placement extérieur.
Il y a en France 2.941 femmes détenues (pour 3.962 femmes écrouées) et 804 mineurs détenus (sur 883 mineurs écroués) au 1er septembre 2026. Le taux d’occupation des places mineurs est de 73,4 %.
La Direction interrégionale des services pénitentiaires de Lyon a 10.982 personnes écrouées dont 8.824 détenus pour 6.012 places opérationnelles et présente une densité carcérale de 146,8 % .
